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mercredi 29 avril 2009

Petite annonce

Les Mille feux recherchent des textes ainsi que des metteurs en scène pour la saison 2009-2010.

Étudiants de Sherbrooke, manifestez-vous!

Et pour ceux qui aimeraient jouer, nous reprenons le tout dès septembre.

jeudi 14 août 2008

Les Mille Feux revampés!

Une session de travail en équipe, voilà ce que ça donne!

Notre futur site des Mille Feux est terminé, mais demandera bien sûr encore quelques ajustements!

dimanche 13 avril 2008

Une poussière dans le vent

Hier soir, Poussière de pissenlit s’est lui-même mangé par la racine. ONPP est dans une boite en arbre, Rage de dent a eu son dernier traitement de canal, Idem se noiera dans quelques semaines, après avoir joué à Richmont.

Hier soir, ça a été notre meilleure représentation. J’ai jamais été aussi fière et contente de moi. De nous en fait. Parce que chacun a donné tout ce qu’il avait. « Ce soir, on la joue pour nous! » Tout a bien été! L’équipe des Mille Feux a franchement assuré.

En l’espace d’une semaine, les comédiens, metteurs en scènes et directeurs sont devenus une famille. Des gens bien différents se sont rassemblés grâce à la chose qu’ils ont en commun : l’amour du théâtre. Ceux avec qui je jouais sont devenus mes frères et sœurs. Celles avec qui j’ai travaillé tout au long de l’année aux communications sont dans mon cœur à tout jamais. Ceux que je considérais déjà comme mes amis le sont encore plus; j’ai pu vivre avec eux une expérience extraordinaire et voir en eux des gens merveilleux que je veux garder auprès de moi pour, je l’espère, bien longtemps.

« Ce soir, ONPP meurt. Donnez-lui une belle mort; la mort qu’elle mérite. » C’est assez troublant comme speech de motivation, mais en même temps, c’est la réalité. On ne jouera plus cette pièce. Il aura fallu de nombreuses heures d’écriture et 8 mois de préparation, pour 3 représentations de 45 minutes. Sur scène, lors du dernier salut, la tension s’est relâchée. Les larmes coulaient à flot, les sourires étaient accrochés sur tous les visages. L’adrénaline est remontée quelques temps après. Fous rire, rangement des décors, course, Fort boyard. On avait l’air de vrais enfants, mais qu’est-ce que ça pouvait nous faire!

Et puis voilà, c’est fini. Chacun rentre chez soi. Les câlins et les « je t’aime » n’ont jamais été aussi sincères. Hier soir, une nouvelle famille s’est laissée sur un coin de rue, la larme à l’œil, en s’échangeant numéro de téléphone et adresse courriel. Bonheur, tristesse et nostalgie (déjà) imprégnaient leur cœur.

Ça me rend triste...mais, je pleure pas… j’ai juste une poussière dans l’œil.

samedi 12 avril 2008

Et la lumière fut...en retard?

Ce soir, c’était la deuxième représentation de Poussière de pissenlit.

J’ai appris cette semaine qu’il y avait des règles non écrites dans le monde du théâtre. De un, mauvaise générale, bonne première (c’est vrai dans notre cas) et de deux, la deuxième est toujours la moins bonne (encore une fois très vrai).

La deuxième, elle a toujours tendance à fouarrer : les comédiens sont confiants du succès de la veille, alors ils ne restent pas concentrés. Ça fait qu’on oublie des bouts de textes, ou bien qu’on parle trop vite, ou encore, qu’on décroche de notre personnage.

Mais des fois, c’est pas le jeu des comédiens, le problème, c’est l’éclairage. Et dans une pièce où tout dépend de l’éclairage, ben quand ça chie, ça chie grave! C’est pas mal ce qui s’est passé ce soir pour nous. Des blacks qui n’apparaissent pas assez vite et qui ne durent pas assez longtemps, une lumière sur le mauvais comédien…ou bien le comédien qui croit avoir la lumière sur lui et parle, bien que ce ne soit pas à son tour.
Bref, les spectateurs n’auront pas pu voir, ce soir, l’interscène où Madeleine parle à sa secrétaire Loulou du foie de volaille farci aux algues dans sa sauce aux fraises qu’elle mangera chez Paul et Thierry, ni celle où Jacky, Anselme et Norbert s’amusent à jouer à Battleship. Et c’est la faute à qui tout ça? Bof! En ce moment, je m’en fou un peu! C’est pas si grave maintenant. Ce qui est fait est fait! Le reste du show c’est bien déroulé. On a ri, on a pleuré. Je me suis amusée, et franchement, c’est ce qui compte le plus je crois maintenant!

On ne peut pas applaudir d’une seule main l’a pas eu facile ce soir….mais demain, c’est la dernière, et croyez moi qu’elle sera la meilleure!

vendredi 11 avril 2008

Lunettes de chat, cheveux crêpés et talons rouges

Ça y est! La première est faite! Poussière de pissenlit a finalement prit vie ce soir Wow! J’avais jamais eu ce sentiment je crois. Un trac de spectacle de danse, c’est même pas comparable, c’est rien, à côté de ça. Le théâtre, c’est un tout autre monde, et je viens à peine d’y goûter, que déjà, j’en veux encore!

Ce soir, je me suis retrouvée devant une centaine de gens. Dans les premières rangées, j’ai vu des visages familiers. Ça faisait chaud au cœur de les voir là, mes amis, mais en même temps, ça rendait le jeu un peu plus stressant! Demain, c’est papa-maman-frérôt et coloc A qui seront présents. Puis samedi, encore d’autres amis!

Après la tonne de « spay-net » qu’on ma mise dans la tête (juste assez pour détruire le quart de la couche d’ozone), Madeleine Rosier était enfin prête! Lunettes sur le nez, talons aux pieds, elle pouvait maintenant sauver le monde entier.
*****

J’ai découvert les Mille feux par hasard, aux journées d’accueil en août. J’étais nouvelle, et j’avais envie d’essayer de nouvelles choses. Je n’avais jamais fait de théâtre de ma vie, mis à part un camp d’été à l’île des Moulins quand je devais avoir 9 ou 10 ans. Ma phrase punch, trouvée par moi-même, c’était : « Ferme la porte, ya des mouches dehors! » (Du talent, vous dites!) Mais ça ne m’a tout de même pas empêché de passer les auditions, et de décrocher ce petit rôle. J’en demandais pas plus! Et ce soir, malgré les difficultés qu’on a vécues cette année (du genre 5 comédiens sur 8 qui lâchent au courant de l’année…ou plus précisément 1 mois avant le show), on a réussi à livrer la marchandise avec brio! Enfin, c’est ce que tout le monde m’a dit!

Mais le théâtre, c’est pas seulement jouer…y’a du monde derrière tout ça! J’ai eu la chance, et le plus immense des plaisirs, à faire partie de l’équipe de communication. Des filles extraordinaires! Puis le CE et les metteures en scène, que j’ai appris à connaitre au fil du temps. Des personnes qu’un jour, j’aimerais considérer comme de vraies amies, pas seulement comme des connaissances. Des gens simples, des gens vrais, à qui il fait du bien de parler… Qui prennent le temps de t’écouter, de comprendre ce que tu ressens et de t’aider.

*****

« Avant toute chose, rappelez-vous que vous êtes ici pour vous amuser! » Au début, la Marie-Claire qui voulait prendre confiance en elle était assez molle, elle comprenait pas trop de quoi il était question, elle était trop stressée. Mais en ce moment, ça va bien! Je comprends mieux et j’ai juste trop hâte de retourner sur scène avec Jacky, Norbert, Anselme, Nina, Sacha et Réjean.

Alors voilà; poussière vit, puis devra s’éteindre samedi… mais... en fait... non! Je crois qu’elle ne s’éteindra pas : il va toujours y avoir un peu d’elle, et de mes nouveaux amis, en moi.

…Puis en plus, voir Docteur Zucco pogner les nerfs après mon maquillage « waterproof », c’est si drôle!...M’excuuuuze, Mathieu!

mardi 11 mars 2008

On ne peut pas applaudir d’une seule main : la joie de se croire comédienne

Je suis une artiste moi! Rien de plus, rien de moins qu’une artiste! (Sentez ici ce commentaire qui pue le sarcasme!) La preuve? La voilà!

Musicienne accomplie (ouais, j’ai toujours pas compris comment jouer de la guitare, mais bon, j’me console avec mon piano, ma flûte, mon saxophone et mes cuillers de bois), j'harmonise ma voix aux mélodies (Fausser serait le mot juste...mais chanter sous la douche, ça compte-tu?). Artiste peintre de renom (j’ai été finaliste dans ma classe pour le Concours des jeunes Desjardins en 1995, mettez ça dans votre pipe!), je suis la prima ballerina (ouais, dans ma tête de « tite fille » de huit ans qui lit Martine petit rat de l’opéra... N’empêche, la danse c’est ce que je préfère!) Mais voilà que depuis l’automne, dans ma rage d’aller vers de nouveaux horizons à l’UdeS, je fais du théâtre! En fait, je pense que je fais du théâtre…ou plutôt j’essaie de faire du théâtre.

Ouais, parce qu’en plus d’être une wannabe chroniqueuse, j’ai réalisé aujourd’hui que j’étais une wannabe comédienne! Je me questionne toujours, d’ailleurs, sur le pourquoi et le comment de la chose. Oui, je suis capable d’inventer des personnages, de rire et de pleurer, mais uniquement quand je rigole avec les copains. Quand c’est pour vrai, quand c’est pas du fake, on dirait que j’y arrive plus. Je bloque.

Après mes nombreux "AH! Non, c’est pas ça! J’mexcuse!" et les "Arrête de t’excuser! Continue de jouer, te laisse pas faire par un mot! Pourquoi tu fais la grimace, c’était bon!" de ma metteure en scène, on a fini cette pratique par un très français de France "Tabarnak! T’as vraiment besoin de travailler ta confiance en toi! Tu l’as, arrête de penser le contraire!".

Je constate toutefois une différence entre s’exprimer par son corps et la musique, puis s’exprimer par son corps et la parole. Il m’a fallu plusieurs minutes avant d’entrer parfaitement dans mon personnage, avant de bien le sentir, de croire en lui, mais surtout de croire en ce que je faisais. Parce que là, je suis toute seule. C’est moi qui parle, c’est moi qu’on observe. Je ne dois pas jouer quelqu’un, je dois être cette personne.
Ce soir, je parlais, mais je me sentais crispée. Prise dans un corps qui ne sait pas trop comment bouger, comment agir. C’est pourtant si facile de livrer des émotions par la danse. Laisser son corps et sa tête s’imprégner de la musique. À partir de là, plus besoin de penser; tout se fait automatiquement, presque machinalement. Courir d’un côté puis de l’autre, sauter, marcher, tomber, rouler, se relever.

Mais bon, le théâtre, c’est pas aussi facile. Pour le prochain mois, je vais devoir travailler sur cette Madeleine Rosier…mais surtout sur cette Marie-Claire Picard qui n’ose pas montrer tout ce dont elle est capable.

Ma mère avait raison. "J’suis belle, j’suis bonne, j’suis fine, j’suis capable." Faut juste que j’y croie et j’apprenne à l’accepter.