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lundi 28 juillet 2008

Tic, Tac, Tic, Tac

Ça y est! Le décompte est commencé!
En fait, ça fait déjà plusieurs jours qu'il est commencé. Mais comme je retarde tout, même mon décompte est en retard...m'enfin!

Dans exactement 11 jours, je quitte le royaume du beige. En fait, peut-être 12 jours... ça va dépendre de la locataire-qui-a-un-changement-de-dernière-minute-et-qui-va-peut-être-pas-pouvoir-partir-le-18-faique-c'est-pas-cool-mais-je-peux-pas-chialer-comme-son-bail-fini-le-19).Mais bon, c'est pas comme si on était à 24 heures près, hein?!...Ostifi!

Peu importe! L'important ici est le fait que je je quitte ces murs couleur "crème de provence", si je me fie à la palette de couleurs de chez Benjamin Moore. Dans moins de deux semaines, les murs beiges de l'appartement # 310 veilleront sur des nouveaux locataires. Bien que je vais m'ennuyer (humph) des cris des fêtards saoulons sortant tout droit du bar le plus près, de la musique du Studio sexe et des autobus et trains passant nombre de fois par jour , je ne peux exprimer qu'une libération.

Mon plus grand désarroi reste que le titre de ce blog sera maintenant dénudé de sens!
Vite! Je me dois de trouver un nouveau nom! Top chrono!
Vous avez une idée?

mercredi 30 avril 2008

Une fois, deux fois, trois fois, vendu!

Ce qui est chouette dans un déménagement, c'est qu'on se retrouve avec la bouffe que Colocs A et C n'ont pas finie. Assez pratique quand ça fait 1 mois que tu t'es pas acheté de pain et que t'as une rage de grilled-cheese au pain blanc!

C'est aussi chouette parce que nouvelle coloc apporte des trucs que t'avais pas nécessairement chez toi...bref, plus de choix et de diversité! On aime ça!

Mais est-ce que c'est vraiment névcessaire d'avoir 4 pots de confiture de la même sorte, 3 bouteilles de ketchup et 2 pots de mayo?

mardi 29 avril 2008

Quitter...pour mieux revenir?

Coloc A est partie samedi après-midi…la chambre tropicale verte a repris son beige fade et vide. Coloc C a quitté dimanche midi. Ne reste plus que moi, seule parmi les vestiges qui m’accompagneront cet été…histoire de garder un peu d’elles avec moi. Ça va faire bizarre…y’a pas d’autres mots.

C’est l’été pour vrai. Les déménagements annoncent toujours le début d’une période…mais aussi la fin d’une autre. La fin d’une session, la fin d’une année scolaire, la fin d’une première étape dans un nouveau monde. On aurait tous voulu qu’elle se continue, tellement on a apprécié cette étape, mais on se dit que la prochaine sera encore mieux… Donc c’est avec un peu d’amertume qu’on s’est quitté, tout en asseyant de se convaincre que l’été va passer vite…et qu’on se reverra d’ici peu, pour initier à notre tour les nouveaux. Plusieurs sont repartis vers le nid familial, quelques uns sont partis à l’aventure, en B-C ou bien à Boston, histoire de se refaire un peu et de se redécouvrir.

Puis y’a ceux qui, comme moi, décident de rester ici. D’encore essayer de nouvelles choses. Pas trop certaine de ce que ça va donner…on verra bien. Mais reste que j’ai hâte! Parce que très bientôt, la fin du mois d’août annoncera le début des cours…et un autre déménagement. Ouais! Dans quelques mois, l’appartement beige #310 abritera de nouveaux étudiants…Ce sera une autre fin…mais surtout, un autre début!

Au moins, Coloc A2 est arrivée dimanche en fin d’après-midi…elle remplit petit à petit le vide qu’il y a eu dans la chambre A pendant ces 26 heures et quelques. Ça va faire bizarre ça aussi, mais ça va faire du bien…faut s’habituer, s’apprivoiser.

lundi 21 avril 2008

Na-na-na-na, na-na-na-na, hey-hey-hey, good bye!

Avec l'ambiance qui règne au Royaume du Beige, rue Dépôt, on se sent pratiquement en plein Tailgate party.

Les voisins qui geulent, les saoûlons criards sous la fenêtre, les bruits de moteur d'autobus en marche 37 heures par jour et le train qui a dû passer au moins 10 fois aujourd'hui. Ne manque plus qu'un stand à hot dog dans le corridor et on est partis pour la gloire!

Re-tient! 20h18...un autre but...à moins qu'un des gars ait apperçu une très grosse araignée et qu'il ait eu la frousse... hum, m'étonnerait bien!


Ça me fait penser...j'espère qu'ils ne m'ont pas entendu chanter La petite sirène sous la douche cet après-midi!

Sa maison est en carton, pirouette, cacahuète

19h14
Tient! Un autre but je pense bien!
C'est avec des moments comme ça que j'apprécie le fait que mes voisins soient célibataires...

dimanche 20 avril 2008

Vive les vacances, au diable les pinitences...

Y'é temps que l'école se termine quand:

-ta chambre est plus que poussiéreuse, mais t'as pas le temps de faire du ménage
-le frigidaire est pratiquement vide

-tu as une discussion de plus de 5 minutes avec une amie à savoir si "malheureusement" est un adverbe de manière ou de modalisation

-tu travailles dans le salon juste pour avoir un semblant de lumière du jour dans ta face

-96% de tes amis sur msn ont comme nick: fin de session de marde, étudie sa vie, RP, grammarde, institumarde, fondemarde

-tu remplaces la fin des mots par " marde" (vois ci-dessus)...ah non, ça on le faisait à longeur d'année...

samedi 19 avril 2008

appartement # 309

L'avantage d'avoir des voisins qui ont la télé, c'est qu'on peut suivre l'actualité sportive, live!

Samedi, 19 avril 2008, 20h17: le Canadien vient de "putter" un but.

Ça pis des murs de cartons, c'est pas mal la même chose.

lundi 18 février 2008

Quel beau début de semaine!

6h05. Mon cadran sonne. (WTF, t’as un cours juste à 13h!) Oui, je sais, mais dans mon entrain d’hier (j’étais plutôt morte, ouais), je me suis dit qu’aller nager à 7h00 à l’U serait une excellente idée. Tout était déjà préparé, je n’avais qu’à « snoozer » trois fois, puis me lever en vitesse a 6h30, prendre n’importe quoi dans le frigidaire pour déjeuner et diner, mettre mes bottes et mon manteau, agripper mon sac et dévaler l’escalier en 4e vitesse vers l’autobus, où, en chemin, j’aurais préalablement pris le soin de me « péter la yeule » solide sur la chaussée glacée et me retrouver les quatre fers en l’air, avec un mal de cheville qui aurait remonté à la charge bien entendu!

Mais quand j’ai vu 6h38, j’me suis dit : « Ah trop tard! Je dors! » Je me suis donc rendormie, pour me réveiller quelques fois. Et à 9h00 moins quelques, j’en ai eu assez : j’entendais, depuis un bon bout déjà, je sais pas trop quoi crépiter de la cuisine. (Hum, surement Sara qui se fait des œufs.) Je me lève enfin et, en guise de premier constat de marde de la journée, voilà que je suis maintenant une femme. (Génial! Va falloir que je lave mes draps en plus!) Pardon aux âmes sensibles qui auraient maintenant envie de vomir. Je trouve ça bizarre que ça puisse écœurer des gens le fait de savoir que du…ouin ok. Maintenant serait un bon moment pour me la fermer! (Ouais, parce que y’a bien deux choses que je n’ai pas appris à maitriser encore : la concision et savoir où s’arrêter.)

Je me rends donc à la salle de bain et je saute dans la douche. 2e constat de marde : mon savon et autres trucs sont dans mon sac. (C’est quoi l’idée de vouloir se remettre en forme, déjà?) Je ferme la douche, enroule une serviette autour de moi, splish splash sur le plancher. (Par chance, ce n’était pas une partie surprise et les copains n’étaient pas là!) Je me dirige vers ma chambre, quand mon oreille perçoit encore ces crépitements. (Soit que Sara se fait un maudit gros déjeuner œufs bacon, soit qu’elle a perdu connaissance et que le rond est très chaud, soit que mes oreilles me font défaut et que le son vient même pas de la cuisine. J’opte alors pour le numéro 3 et décide d’aller fouiner dehors par le trou dans ma porte. J’entends mieux, mais je vois rien. J’ouvre la porte et regarde le corridor de l’immeuble. 3e constat de marde : Y’a une lumière qui pleut! Wow, en plus d’être mal ventilé, mal insonorisé et de partir des alarmes de feux les samedi soirs (ouais la semaine passée, on était une gang dehors en pyjamas à minuit), l'Estudiantine (là où le beige est roi) décide de couler! Mon papa, homme qui sait tout, dit que c’est à cause de l’accumulation de neige et d’eau sur le toit. Il connait ça lui, ça fait 15 ans que notre plafond coule dans l’entrée!

Donc voilà, c’est pas génial comme début de journée, mais ça m’a donné envie d’écrire. (J’vous avais dit que la concision, c’était pas mon fort!)

C’est Garfield qui disait détester les lundis? Ben en ce moment, je devrais faire de même. Mais pourtant je vais bien, rien ne me dérange. Faut croire qu’il y a quelque chose de magique dans l’air. Ça s’annonce une belle semaine!

jeudi 7 février 2008

l'art de perdre son temps!

Des fois, j'me dis que si procrastiner était un art, j'aurais, à cette heure, au moins 3 Félix, 5 Oscars, 4 Gémeaux, 6 prix Paul-Gérin-Lajoie et 1 dessin encadré avec la mention honneur Concours des jeunes Desjardins...mais aucun teen choice award...la crew complète de "The WB" étant plus populaire que moi.
Si seulement Internet existait pas! Au moins j'me dis que c'est une bonne chose que ma télé pogne pas la télé...
Maudine, travaille!

dimanche 3 février 2008

Un jaune d’œuf, des jaunes d’œufs, des jaunes pâles, des robes jaune pâle

Dimanche. 27 janvier 2008. 19h. J’ai pas encore souper et je sens que mon ventre va faire des siennes dans quelques instants. Talents et envies culinaires en grève depuis mon retour à Sherbrooke (faire à manger pour une personne, c’est vraiment plate!), je sors tout l’attirail nécessaire pour me concocter le «super-sandwich», gracieuseté d’Adam Sandler dans «Spanglish». Un œuf tourné entre deux tranches de pain, fromage fondu, tomate, laitue et bacon, que je change pour du jambon, comme c’est gras et tout et tout. (J’me dis que j’aime pas le bacon, et de cette façon j’en mange pas…ça semble stupide, mais ça marche!) Ce jambon, il traine dans le frigidaire depuis je ne sais quand. En pensant que c’était la propriété de ma coloc, je l’ai laissé choir sur sa tablette sans trop me poser de questions. Après avoir demandé à la-dite coloc son lien de relation avec le-dit paquet de jambon, j'ai su qu'elle ne le connaissait pas: "Euh, Mélan, c'est tu a toi le jambon dans le fridge, ou ben ça date de l'autre fois?" "Euh, non c'est pas à moi..." (En fait, c’était un reste de souper de filles où l’on avait pleuré nos vies de non amour, crème glacée, oréos, chocolats et croquettes à la main…des filles, ça peut être dégeu des fois!) J’agrippe donc le paquet et y lis: 8 janvier.

«8 janvier! Ark! Ah, non, c’est l’année! Fiou! C’est 19, la date. » (À ce moment précis, j’ai totalement oublié qu’on était le 27 janvier.) J’approche mon nez du paquet. « Pffiiou!! Ahh! On est le 27 aujourd’hui! » Jambon à la poubelle. Déception. J’en suis alors à cuire mes œufs, que ma spatule vient crever, encore une fois. Double-déception. Au moins, y'a pas de bébittes dans ma laitue...puis ma sandwich était bonne pareil...
***
Rien n’est plus simple que de se faire cuire un œuf, et rien n’est plus facile que de le « scrapper » solide dans la poêle! Je cuisine depuis aussi longtemps que je me souvienne. (J’aime cette expression vague qui veut tellement rien dire!) C'est dans le temps où mon grand-père, de peur que je plonge tête première dans la friteuse lors de la confection des traditionnels beignes de Noël, me confinait à faire les trous avec le dé à coudre enfariné qui glissait toujours de mes doigts. C'est pas cool...
Donne-moi n’importe quoi, je vais faire quelque chose d’extra… Malgré cela, depuis quelques temps, je m’arrange toujours pour péter mon jaune d’œuf. Frustrations à coup sur, chaque fois!

Les jaunes d’oeufs, c’est pas mes amis!

Josée DiStasio…viens dont faire un tour dans ma cuisine!

lundi 28 janvier 2008

Une boisson au jus, a juce beverage: quand le traducteur n'est pas là, les mots dansent mal

Matin. Tôt. Debout. Frigo. Porte. Soif. Carton. Jus. Débouche. Boit. Rebouche. Regarde. Outrée!

Maintenant que je suis réveillée (parallèlement au «caféïnomanes», j’ai besoin de mon verre de jus d’orange le matin avant d’être totalement fonctionnelle), je relis ce que je viens de voir sur mon 1.89 L de jus : «Boisson au jus» Boisson au jus? Est-ce que, malgré mes choix économiques et santés (m’étant procuré, la veille, un jus 50% moins de je sais pas quoi du Menu Bleu du Choix du Président –mon meilleur ami depuis que je suis ici, comme le IGA est désormais trop cher pour mes moyens-), j’aurais pris une de ces saletés de jus «fake» de coktail aux fruits ultra-giga-sucré que ma mère m’interdisait de boire étant jeune?

C’est en tournant le carton avec un air de dégoût-questionneur une seconde plus tard (ouais, parce que tout ça s’est passé en 1 seconde!), que j’ai pu comprendre : un beau gros « Juce beverage » côté anglais. Mais qu’est-ce que c’est que cette traduction d’enfant de primaire faite au Robert-Collins? Frustrée, mais pas vraiment tant que ça, je fais part de ma «découverte» à ma coloc et collègue de traduction cégepienne. C’est à se demander ce qui se passe dans le monde de la traduction d’emballage de bouffe, qui, pour avoir vécu l’expérience, est si, oh-so-not palpitant!

Bref, on a ri, j'ai refermé la porte du frigo et je suis allée terminer cette fausse lettre au monsieur de Bombardier, qui aurait versé une larme s'il avait vraiment lu cette demande de subvention!

Bien que l’ex-future-traductrice en moi me pousse à détester ce monde, je me surprends encore à trouver des erreurs et à dire que le cours d’anglicisme, ça vaut vraiment la peine, malgré ce que puisse penser un certain groupe de la gent masculine de CRM!!

De bonne heure sur le piton…From good hour on the python…

Un dimanche à Sherby...

La perte de motivation hante les quatre murs de ma chambre…pas nouveau me direz-vous. Je flâne et rêvasse dans ma tête depuis bon nombre d’heures, et ces devoirs que j’avais si savamment prévu entamer, faire et finir, sont en train de « prendre le bord », pour utiliser cette expression si douce et riche.

Malgré ma super ambition et motivation de la veille (j’ai préféré aller étudier à la brûlerie -mon nouvel endroit préféré à Sherbrooke où m’attend mon chaï latté hebdomadaire- plutôt que d’aller jouer à « Rock band » avec des amis, casser ma voix (et les oreilles des autres, par le fait même!) sur des « tunes » karaoké. Je suis revenue relativement tôt, j’ai lu un peu, fait de la planche à voile dans Internet (oui, je sais :c’est laid « dans », mais c’est le mot juste -vive ces cours de rédaction-), puis je suis allée au dodo dans ma moitié de lit double, l’autre étant habitée par le quart de mon garde-robe, mon état de fille qui sait jamais quoi porter oblige.

Ce matin, j’ai bravé la paresse et, après une bonne heure de « snoozage », j’ai mis les pieds sur le sol. 8h00. J’ai déjeuné dans ma chambre, histoire de ne pas réveiller celle que mon sofa abritait pour la nuit, puis je me suis mise au travail. 9h00… Maintenant. 17h00. J’ai au moins 9 lignes d’écrites, un courriel inutilement trop long d’envoyé à tous mes amis, 1000 conversations électroniques avec mon père puis le clan CRM au grand complet, une conversation téléphonique avec ma grand-mère, des nouvelles de l’Allemagne, mais toujours pas de devoirs de terminés. Comment j’ai pu faire ça? Si seulement je le savais!

L’idée d’aller me dégourdir les jambes a vaguement effleuré mon esprit, qui est rapidement revenu à la raison quand le froid s’est fait sentir. Malgré les 20 degrés qui sont supposés réchauffer ma chambre, mes bas de ski (même si je fais pas de ski), mes pantoufles poilues et les 1000 pelures (j’exagère à peine) que j’ai sur le dos, c’est toujours la Sibérie dans cet appartement beige…

…reste que cette fausse lettre de demande de subvention pour le monsieur de Bombardier ne s’écrira pas seule. Que pensez-vous de, cher milliardaire, mon organisme de pauvre vous demande de l’argent pour que ces jeunes puissent faire du vélo et du ski, malgré le fait qu’ils ne voient pas… Allez! J’y retourne!